À présent le mot changement climatique est


À présent le mot changement climatique est deplus en plus utilisé et il est mentionné fréquemment dans le média. Ses effetssont déjà visibles dans notre société et inquiètent des plus en plus lesscientifiques et les hommes politiques comme c’est le cas du président françaisEmmanuel Macron. Connu aussi sous le nom de réchauffement global ou planétaire,le changement climatique est un phénomène d’augmentation des températures moyennesdes océans et de l’atmosphère, au niveau planétaire, depuis une soixantained’années.  Les conférencessur le changement climatique au fil des annéesPour combattre ce problème du réchauffementglobal les pays ont signé des différents accords ou protocoles qui visent laréduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

En 1979, à Genève(Suisse), a eu lieu la première conférence internationale sur le climat. C’estlà que la mobilisation en faveur du climat commence. Suite au sommet organisé àRio de Janeiro (Brésil) en 1992 il a été adopté la Convention-cadre des Nationsunies sur les changements climatiques (CCNUCC), dont les pays signataires seretrouvent annuellement à l’occasion des Conférences des Parties à laConvention (COP). En 1995, la première COP (de l’anglais Conference of theParties) s’est déroulé à Berlin. La COP 1 a fixé pour les parties des objectifschiffrés de réduction des émissions de GES. En 1997, la troisièmeConférence des parties se déroule à Kyoto, Japon. Pour la première fois dansl’histoire de l’humanité, un protocole qui vise la réduction des émissions de CO2 de plus d’une centaine depays est élaboré. Les objectifs sont chiffrés : réduire de 5,2% les émissionsde GES au niveau planétaire d’ici 2020 en se servant de l’année 1990 commeréférence.

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 Pourl’Union européenne, cet objectif se traduit par une baisse totale de sesémissions de 8%. Le protocole de Kyotoa pu rentrer en vigueur seulement en 2002 lorsque l’Islande s’engagera à réduireses émissions (pour que le traité soit ratifié if fallait au moins que 55 pays).Ainsi, il a fallu attendre 5 ans pour mettre en œuvre ce protocole qui seraofficiellement ratifié en 2005 lors de la COP11 à Montréal.Pourtant, le protocole de Kyoto est « inefficace » parce queles deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre du monde n’ont pasratifié ce traité.

C’est le cas des États-Unis et de la Chine. LeCanada se retirera aussi du protocole de Kyoto en 2011.Les pays n’ont pas réussi à se mettre d’accordsur des mesures pour réduire le réchauffement climatique lors de sommet de 2009à Copenhague. Ils se sont donné jusqu’à 2015 pour trouver des solutions. Ainsi,les attentes pour la COP21, qui s’est  déroulée à Paris en 2015,ont été très fortes. En effet, cette conférence a permis de conclure à unaccord historique qui a remplacé le prolongement duprotocole de Kyoto, et ce dès 2020. L’importance de la COP21La COP21 a permisd’aboutir à un accord historique engageant l’ensemble des pays à réduire leursémissions de GES. Cetaccord a pour objectif de stabiliser le réchauffement climatique dû auxactivités humaines, en dessous de 2°C d’ici à 2100 par rapport à la températurede l’ère préindustrielle et de faire des efforts pour limiter ce réchauffementà 1,5°C.

Les organisateurs de la COP 21 avaient annoncé4 principaux objectifs devant guider les négociations au Bourget :·        laratification d’un accord engageant les 195 Étatsprésents afin de maintenir la hausse de température en dessous de 2°C ;·        l’annoncedes contributions nationales : chaque pays doitcontribuer à la réduction des émissions de GES (en général à horizon 2025 ou2030) ·        lefinancement de la lutte contre le changement climatique :les pays doivent préciser quels sont leurs moyens de financement ; le « Fondsvert pour le climat »  venait enaide des pays qui sont en voie de développement ;·        laprésentation d’engagements concrets d’actions (« Agenda des solutionsdurables ») mises en œuvre par des acteurs nongouvernementaux : entreprises, collectivités, ONG, etc.  Mesuresprises en France avant COP 21En Europe la France a été et est encore lepays le plus impliqué dans ce processus de réduction des émissions de GES. Elle a diminué ses émissionsde plus de 10 % entre 1990 et 2013, mêmesi dans le cadre du protocole de Kyoto, l’objectif était de ne pas lesaugmenter. La France est ainsi l’un despays industrialisés les moins émetteurs de GES.

 En dépit de cestatut, la France veut faire davantage et avant la COP 21 elle adopte sastratégie nationale en bas-carbone (SNBC).Instituée par la loide transition énergétique pour la croissance verte, la SNBC définit la marche àsuivre pour réduire les émissions de GES. Elle met en œuvre la transition versune économie bas-carbone. La France s’est engagée à réduire ses émissions de GES de 40 % entre1990 et 2030 et à diviser par quatre ses émissions de GES entre1990 et 2050.

Pour atteindre cesambitions, la loi instaure des outils de mise en œuvre de l’économiebas-carbone : les “budgets carbone” et la SNBC. Ils sont fixéspour des périodes délimitées : 2015-2018, 2019-2023, 2024-2028.La SNBC donne lesorientations stratégiques pour réaliser, dans tous les secteursd’activité,  la transition vers une économie bas-carbone et durable. Ellea été co-construite avec la société civile, via une large consultation dupublic et l’association étroite du Conseil national de la transitionécologique. Pour la période 2015-2028, la SNBC a desgrands objectifs de réduction des émissions de GES  dans différents secteurs : des transports, du bâtiment, de l’agriculture, de l’industrie, de la gestion des déchets.Cette mobilisationgénérale crée de la richesse et de l’emploi.

L’étude d’impact de la SNBC révèle  que des avantages comme : une baisse de la facture énergétique de la France, moins de dépendancedes énergies fossiles importées, une augmentation du PIB, la création nette des emplois.  L’engagement de la France et la COP 21L’ancien Ministre de L’Environnement del’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, a présenté, en conseil desministres le 9 mars 2016, une communication relative à la mise en œuvre del’Accord de Paris. Celui-ci entrera en vigueur 30 jours après le dépôt desinstruments de ratification d’au moins 55 parties à la Convention-cadre desNations unies sur les changements climatiques. La France est parmi les premiers États à accomplir ses procéduresinternes de ratification de l’accord de Paris. L’objectif, la loiautorisant la ratification de l’Accord doit être promulguée au cours de l’été.

Les modalités d’application de l’Accord deParis aux pays et territoires d’outre-mer ont fait l’objet de travauxspécifiques qui ont abouti au principe d’une consultation par le ministèredes outre-mer des collectivités concernées.Avec la loirelative à la transition énergétique pour la croissance verte, la France s’est fixé deux objectifs principaux :·        40% de réduction de ses émissionsd’ici 2030, par rapport au niveau de 1990.·        75 % de réduction de ses émissionsd’ici 2050, par rapport au niveau de 1990.Pour ce faire, elle s’est engagée sur l’évolution du mixénergétique :·        Porter à 32 % la part des énergiesrenouvelables dans la consommation énergétique finale en 2030 ;·        Réduire de 50% la consommationénergétique à horizon 2050.

La France a aussidonné les orientations stratégiques pour mettre en œuvre dans tous les secteursd’activité la transition vers uneéconomie bas-carbone sur la période 2015-2028. C’est la SNCB que laFrance a adoptée avant la COP 21.Pour s’assurer que ces mesures verront le jourla France a confirmé en septembre 2015 la suppression des crédits exports pour tous les nouveaux projets decentrale à charbon qui ne sont pas dotés d’un dispositif de capture et stockagede CO2. Plusieurs entreprises ont déjà annoncé leur retrait desinvestissements dans le charbon (Engie, Société Générale, BNP Paribas).En matièrede biodiversité, la France se fixe des objectifs ambitieux afin de protéger l’océan etlui redonner son rôle climatique. L’objectif de 20% de protection de ses merset océans sera réalisé par les créations récentes des parcs marins du Bassind’Arcachon et la Mer des Pertuis ; les créations à venir du Parc naturel marindu Cap Corse ; l’extension sur 550 000 km2 de la réserve naturelle nationaledes Terres australes françaises.

La France s’engageainsi à aider l’Afrique às’équiper en énergies renouvelables, ou encore aider les petitesîles et les pays les moins avancés à s’équiper de systèmes d’alertes pouranticiper les catastrophes climatiques (cyclones, tempêtes, sécheresse).L’ancien président, François Hollande s’est engagé à porter à plus de 2milliards d’euros le financement par la France des énergies renouvelables enAfrique sur la période 2016-2020. Stratégienationale d’adaptation au changement climatiqueLa stratégie nationale d’adaptation auchangement climatique exprime le point de vue de l’État sur la manièred’aborder la question de l’adaptation au changement climatique.

Jusqu’à présentil existe 2 plans nationaux d’adaptation au changement climatique. La France s’est dotée en 2011 d’un Plan nationald’adaptation au changement climatique (PNACC) pour une période de 5ans. Premierplan de cette ampleur publié dans l’Union européenne, ce PNACC a étéprésenté par la ministre de l’Écologie, le 20 juillet 2011.Les mesures préconisées concernent tous lessecteurs d’activité autour de 4 objectifs : protéger les personnes et lesbiens, éviter les inégalités devant les risques, limiter les coûts et tirer partides avantages, préserver le patrimoine naturel.

 Après le succès de la COP21, il convientde définir la politique d’adaptation de la France en conformité avec l’Accordde Paris. Maintenant, l’objectif est l’adaptation effective dès le milieu duXXIe siècle à un climat régional en France métropolitaine et dans les outre-mercohérent avec une hausse de température de +1,5 à 2 °C. Dans le cadre de l’implication desterritoires, des citoyens et de l’État dans la transition écologique, la mesure6b intitulée « Lancer la révision du plan national d’adaptation auchangement climatique en mobilisant l’ensemble des parties prenantes »permettra d’élaborer des propositions pour l’adaptation des territoires auchangement climatique selon 6 dimensions :« Gouvernance etpilotage », « Connaissance et information », incluant la sensibilisation dupublic, « Prévention et résilience », « Adaptation etpréservation des milieux », « Vulnérabilité de filièreséconomiques », « Renforcement de l’action internationale ». PlanClimatLe Plan climat est composé de plusieursparties. Celui-ci représente l’implication de la France dans la lutte contreles changements climatiques et montre sa détermination d’agir aussi vite quepossible.

Quand on parle de la lutte contre le réchauffement climatique ilne faut pas ignorer (1) l’amélioration du quotidien de tous les Français, sansexception. Cette notion de solidarité passe par des mesures très concrètescomme le développement des aides pour les voitures les moins polluantes àdestination des plus modestes ou l’éradication des bâtiments mal isolés.  Dans le domaine du logement, leGouvernement souhaite trouver une solution pour aider tous les Français à revenusmodestes, locataires ou propriétaires en situation de précarité énergétique àpayer la facture d’énergie ou chauffage. Un objectif du gouvernement sera defaire disparaître en dix ans les logements qui conduisent à la précaritéénergétique.Le Gouvernement va mettre en place une prime àla transition pour remplacer les véhicules qui ne sont pas éligibles à la vignette Crit’Air par des véhicules neufs ou d’occasion, moins polluants et pluséconomes en carburant. Cela permettra de réduire la pollution d’un part et d’aiderles ménages qui n’ont pas aujourd’hui les moyens d’acheter un véhicule auxnormes Crit’Air d’autre part.Le transport représente le premier secteurresponsable des émissions de gaz à effet de serre en France.

C’est aussi unsecteur en pleine transformation, avec le développement des mobilités douces,mais aussi des véhicules électriques. Dans le Plan Climat l’un des objectifsest de mettre fin à la vente de voiture à essence ou au diesel en2040, pour encourager les constructeursautomobiles à innover et à devenir leader de ce marché. D’objectifs trèsproches se sont doté d’autres pays, comme l’Inde, les Pays-Bas ou la Norvège.La consommation responsable, c’est permettreaux Français de produire et consommer leur propre électricité. C’est ce qu’onappelle l’autoconsommation.L’État soutiendra les quartiers ou les zones rurales quisouhaitent produire et consommer leurs propres énergies renouvelables, commele biogaz, ou l’énergie solaire.

L’économie circulaire permet deréduire les déchets et les flux de matières premières et d’énergie. C’est unerévolution industrielle majeure, source de compétitivité et d’innovation. Pouraider les entreprises françaises, et en particulier les PME, à agir pour leclimat, l’État apporte une aide aux petites entreprises qui souhaitent fairedes économies de matières et d’énergie.

 2. Enfinir avec les énergies fossiles et s’engager vers la neutralité carboneLa Frances’est engagée à limiter le réchauffement climatique en dessous des 2 °C, voiredes 1,5 °C. Dans ce sens des décisions fortes sont nécessaires, afin que laFrance devienne le champion de la lutte pour le climat et réussisse latransition vers une économie sans énergies fossiles.Adopté par le Sénat le 8 novembre 2017, leprojet de loi hydrocarbures amorce la sortie progressive et irréversible de laproduction de pétrole et de gaz sur le territoire français à l’horizon 2040. Ilinscrit de fait dans le droit l’interdiction de la recherche et del’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.La principale source d’émissions de CO2 surla planète est le charbon. La France soutient le développement desénergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offre en métropole commeen outre-mer. Des mesures vont encore simplifier le développement des énergiesen mer, de la géothermie, de la méthanisation, et des expérimentations serontréalisées afin de réduire le temps moyen de développement de ces projets.

Le prixdu carbone augmentera et les entreprises et lesménages devront investir dans le transport ou le logement qui permettent delimiter la pollution. Le gouvernement a choisi de faire converger lafiscalité entre le diesel et l’essence avant 2022, et d’accélérer la montée enpuissance du prix du carbone. La France soutientla coalition pour un prix du carbone, lancéedans l’Accord de Paris. Elle est, avec la Suède et le Costa Rica, parmi lespremiers pays du monde à se fixer un objectif zéro carbone.  3. Encourager lepotentiel des écosystèmes et de l’agricultureLa luttecontre le changement climatique passe par la réduction des consommationsd’énergies fossiles et la transformation de notre économie et de notreindustrie.

Mais il faut aussi préserver les océans, améliorer la durabilité dela gestion et de l’exploitation des forêts pour préserver et renforcer leurcapacité de stockage du carbone et restaurer la biodiversité, indispensablepour le fonctionnement de nos écosystèmes.La France met fin à l’importation des produitscontribuant à la déforestation. Le Plan climat prévoit de mettre fin rapidementà la « déforestation importée » qui conduit à la destruction des trois grandesforêts tropicales du monde : Amazonie, Asie du Sud-Est, Bassin du Congo.Dans le cadre de l’Accord de Paris, plusieursinitiatives ont été lancées pour faire en sorte que la production de certainsproduits, comme l’huile de palme ou le soja, ne conduit plus à ladéforestation.

Pour combattre la pollution dans le domaineagricole il faut : réduire le gaspillage alimentaire et les quantitésd’engrais azotés, investir dans les nouvelles technologies, créer un pland’actions pour la protection des sols, chercher des mesures pour renforcer laséquestration du carbone dans les sols et promouvoir une gestion active etdurable des forêts françaises pour préserver et amplifier leur rôle centraldans le stockage du carbone.À l’occasion de la présidence française du G7,en 2019, la France agira pour protéger les forêts et développer leurexploitation sous des critères de durabilité stricts afin de préserver etrenforcer leur capacité de stockage du carbone.  4.

Faire de la France le n°1 de l’économieverteLa luttecontre le changement climatique demande aussi d’argent. Réduire les émissions deGES dans un monde en croissance exige d’innover dans les moyens de production,en particulier d’énergie, pour découpler performance économique et émissions. Danscette situation, la recherche est l’une des clés. La France renforce dès à présent sesdispositifs d’attractivité et de coopération scientifique dans les domainesclés pour combattre le changement climatique. Elle met ainsi en place unprogramme pour l’accueil de chercheurs confirmés de haut niveau, confié auCNRS, ainsi que des chaires d’excellence pour de jeunes chercheurs et unprogramme sélectif d’accueil de doctorants.

Paris, qui dispose d’une expérience de qualité,mise en place lors de la COP21, doit devenir la capitale de la finance verte etde la finance responsable. Pour réaliser cet objectif la France doit assurer lapromotion des labels de finances verte et responsable et être au cœur de laréflexion sur la prise en compte des risques climatiques dans la régulationfinancière internationale.La France entend soutenir le développement desénergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offre et en encourageant ledéveloppement des éoliensterrestre et marin ou de l’énergie solaire pourproduire de la chaleur. 5. Intensifier lamobilisation internationale sur la diplomatie climatiqueLa Francesouhaite relancer la diplomatie climatique en amplifiant, avec l’ensemble deses partenaires européens et internationaux, la lutte contre le changementclimatique et en traduisant l’Accord de Paris dans les politiques publiqueseuropéennes et internationales.

Cela nécessite non seulement la mobilisationsans précédent du réseau diplomatique français, mais aussi des acteurs nongouvernementaux qui jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de l’Accord deParis.Dans le cadre de l’Accord de Paris, les paysindustrialisés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars definancements publics et privés pour les pays en développement en 2020. Cetengagement leur permettra de réduire leurs émissions, en luttant contre ladéforestation ou en choisissant les énergies renouvelables. Cette mobilisationdoit aussi aider les victimes du dérèglement climatique pour la reconstructionde logements et d’infrastructures après le passage d’un ouragan ou pour seprémunir des effets de la sécheresse dans l’agriculture.

Avec le Plan Climat, la France réaffirme sesengagements pour appuyer les pays en développement, notamment par le biais del’Agence française de développement. Elle soutiendra en particulier lareconstitution des deux fonds du mécanisme financier de l’Accord de Paris : leFonds pour l’environnement mondial et le Fonds vert pour le climat. 6.Rendre irréversible lamise en œuvre de l’Accord de ParisLa luttecontre le changement climatique doit devenir irréversible. Le Gouvernementadopte une série de mesures pour ancrer dans l’action publique les objectifs del’Accord de Paris et associer tous les citoyens à la mobilisation nécessaire àla réussite du Plan climat.La France propose, en lien avec sespartenaires, l’adoption d’un Pactemondial pour l’environnement, plus le renforcement des agences de l’ONU et de leurengagement en faveur de la protection de notre planète.

L’État associe les citoyens et lesconsommateurs de manière innovante au suivi du Plan climat. La mobilisationlancée à travers la plateforme « Make our Planet Great Again », se poursuitpour encourager les projets les plus innovants et les plus emblématiques. Cetteplateforme est aussi conçue pour animer des événements mettant en valeur latransition écologique et le leadership français dans la lutte contre ledérèglement climatique.18 mois après l’Accord de Paris sur le climat,le projet de Pacte mondial pour l’environnement vise à reconnaître le droit del’environnement et affirme de grands principes tels que : le principe dupollueur-payeur, la non-régression du droit, l’accès à la justice, le principede réparation ou celui de précaution.

 OnePlanet SummitLe « One Planet Summit » a eulieu du 12 décembre 2017 à La Seine musicale sur l’îleSeguin à Boulogne-Billancourt.Le sommet « One Planet » s’inscrit dans une dynamique internationale.Il ne doit pas être considéré isolément mais s’apprécie en perspective avec lesautres grands rendez-vous internationaux, par exemple la COP 23 à Bonn. Cesommet a été organisé pour trouver des financements à la lutte contre leréchauffement après la décision américaine de se retirer de l’accord deParis. Les 12 engagements qui ont été pris lors de cesommet sont : 1 – Faire face auxévénements extrêmes dans les États insulaires2 – Protéger lesterres et les ressources en eau face aux effets du dérèglement climatique 3 – Mobiliser larecherche et la jeunesse en faveur du climat4 – Marchés publicset accès des collectivités aux financements climat 5 – Objectif zéroémission 6 – Révolutionssectorielles vers une économie décartonnée7 – Des transportssans pollution 8 – Vers un prix ducharbon compatible avec l’Accord de Paris 9 – Actions desbanques centrales et entreprises10 – Mobilisationinternationale des banques de développement 11 – Engagement desfonds souverains12 – Mobilisation desinvestisseurs institutionnels Bien que le sommet ne soit pas une conférencedes donateurs, des engagements financiers ont été pris par ses participants.

Les pays du Nord ont promis de porter à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 leurs financements pourle climat aux pays du Sud, qui réclament des assurances quant à cette promesse,en particulier pour pouvoir s’adapter aux impacts des dérèglements (digues, surélévation deshabitats, systèmes d’alerte météo, etc.).D’autres mesures ont été annoncées. La Banquemondiale a déclaré qu’elle ne financera plus les industries gazière etpétrolière après 2019. C’est une première pour une banque multilatérale.

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